renardparution 01/2009 - 234 p - prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2009

Voilà un livre que j'ai oublié de chroniquer ! Il m'avait fait de l'oeil dans vos blogs, et je l'avais acheté (et fait dédicacer) lors du salon du livres de Rennes (lors de la rencontre des bloggeurs bretons).

Dur de faire le commentaire d'un livre un mois après sa lecture. J'ai du mal à me repasser l'histoire. Pourtant je me souviens que j'ai lu avec plaisir la vie d'Arsène, paysan breton un peu bourru, arrimé à sa terre, et qui semble un brin renfermé. Oui, mais quand on creuse, on s'aperçoit que ce paysan là n'est pas tout blanc...

Mélange de roman et de thriller (mais gentil quand même !). on se prend d'empathie pour ce bon bougre qui n'est pas si bon que ça. L'écriture sent le foin et la campagne.

Un bon roman agréable à lire, mais trop vite oublié !

Extrait : "Et puis grand-mère est morte, fauchée par une voiture, occupée qu'elle était à couper l'herbe sur le bord de la route pour ses lapins. Personne s'intéressait à cette herbe, sauf les cantonniers et grand-mère. Pas pour les mêmes raisons.

- Y a pas mieux pour les lapins, disait grand-mère, une herbe grasse, riche en pissenlits.

Les bêtes en raffolaient. Les lapins engraissaient, faisaient du lard. Un dimanche, ils devenaient juteux et tendres en ragoût, avec des carottes et des pruneaux tout autour.

Ce jour là, le jour de l'herbe, grand-mère a basculé dans sa brassée, à plat ventre sur la faucille. Un villageois a reconnu la brouette. Il a ramené son chargement jusqu'à la maison. 

On a pas retrouvé l'assassin de grand-mère.

Grand-père est mort de chagrin deux mois plus tard. Le chien noir a suivi. La Mère a vendu la maison. Elle en voulait pas. Trop près de l'autre.

Celle du ferrailleur."