marsa parution 07-2003 - 194 p.

C'est un livre que j'avais noté sur les blogs, à la suite du coup de coeur de Clara, et des billets très positifs de Sylire et Gwenaelle .

Assia, a vécu seule avec son père, Fouad, depuis ses 4 ans. Aucun souvenir, ni de sa mère, ni de ses premières années passées sur le sol paternel de Tunisie. Pour protéger sa fille des traditions d'un autre âge, pour qu'elle grandisse dans la liberté et une certaine aisance, Fouad décide de quitter sa terre et de vivre dans une ville de province du Nord de la France, près de sa belle-mère. C'est un véritable mur qu'il va construire autour de sa fille, refusant de lui parler de son enfance, de sa terre, de sa langue. Un accident de montagne, et la rencontre d'Assia avec Amine, tunisien, va provoquer un séisme qui va lui permettre de renouer avec une partie de sa vie.

Un livre sur l'amour paternel, le déracinement, la perte d'un amour,

J'ai mis un peu de temps à rentrer dans le livre, la première partie tourné autour de l'accident d'Assia m'a paru un peu longue, mais dès que les tiraillements entre le choix de vie en France et les souvenirs de Tunisie sont apparus, j'ai été embarquée.

J'ai juste eu un peu de mal avec le style que je qualifierai de légèrement "empoulé". J'avais parfois envie d'aller plus vite que ce que je lisais.

Extrait : "Non, il n'a pas refusé de l'emmener dans son pays, c'est le leur dont il lui a barré l'accès jusqu'à aujourd'hui. Elle est de retour chez elle, même si sa mémoire lui a refusé tout image du lieu qui fut le sien, du temps ou elle vivait avec son père et sa mère. Elle est gagnée par une nostalgie fulgurante... Une appartenance qu'elle découvre , alors qu'elle l'a circonscrite sa vie durant à son père et lui seul. Lieu de ses pensées balafré de vides, qu'elle pensait être ceux de son père... Lieu de ses pensées rongé par ce qui était elle-même, défaite de la terre qui l'avait vue naître puis l'avait nourrie les premières années de sa vie."