Un livre qui est arrivé dans ma boite aux lettres sans l'avoir demandé et qui m'a intrigué. Une belle découverte.

Halgato

Halgato est né dans une communauté tsigane de Slovénie. Un petit village où les Roms vivent pauvrement et simplement entre eux. Mais le père de Halgato s'est battu et a été arrêté par la police politique yougoslave. Sa mère se remet en ménage avec un veuf qui a trois enfants (une fils et deux filles).  Halgato se lie d'amitité avec le fils Pitchi. Le nouveau beau-père d'Halgato va se servir de lui et de son don au violon pour gagner sa vie et pouvoir offrir à son fils des études. Mais peut-on vraiment sortir de la communauté et être accepté quand on est Rom ?

C'est un livre marquant, un roman qui permet de mieux comprendre toute une communauté et que l'on sent porteur d'un message fort et âpre. Publié en 1991 en Slovénie, le livre a été adapté au cinéma et les textes de l'auteur sont étudiés lors du baccalauréat Slovène. L'écriture est singulière et belle, entre poésie et énergie. Un style pittoresque et expressif qui rend bien la vie de la communauté, la pauvreté, les espoirs mais aussi la liberté et la simplicité. Une vie marginale qui peut être belle et terrible.

Un beau coup de coeur pour ce livre intemporel et fort.

« C’est lui qui, le premier, a mis la condition des Roms sur le devant de la scène. Chez nous c’était même pas un sujet, ils étaient invisibles. Il a souligné l’importance de s’occuper de ceux qui vivent en marge », explique Ignacija Fridl, critique littéraire, spécialiste de son œuvre.

Edition Phébus - avril 2017 - 235 p.  traduit du slovène par Liza Japelj-Carone,