l'ordre du jour

Le livre commence le 20 février 1933 à Berlin, en compagnie de 24 industriels allemands (Krupp, Opel, Siemens, Agfa, Telefunken ...) convoqués par Goering et Hitler pour leur demander de l'argent afin de finaliser la campagne électorale qui donnera le pouvoir aux nazis quelques jours plus tard, le 5 mars.

Nous passons ensuite fin 1937, pour suivre les coups bas et les ronds de jambe qui vont amener le docteur Kurt Schuschnigg, nouveau chancelier de l'Autriche, à accepter les revendications de l'Allemagne ce qui va aboutir à l'annexion de l'Autriche en mars 1938. Tout ceci sous le regard défaillant des pays européens.

J'ai été intéressée par l'Histoire avec un nouvel angle d'approche qui est original. On sent que l'auteur s'est bien documenté (il parle d'ailleurs de ses recherches au cours du roman). Mais comme pour son précédent, j'ai eu du mal à entrer dans le livre, à m'y sentir bien. Je n'avais pas envie de le retrouver. Est-ce parce qu'on ne suit pas un personnage en particulier auquel on pourrait s'attacher ? Est-ce à cause du style de l'écriture avec de nombreuses énumérations et digressions? Est-ce le côté "donneur de leçon" que je n'ai pas apprécié ? En tout cas je n'ai pas vraiment ressenti d'émotion à la lecture de ce court roman.

Une déception donc, même si j'ai aimé son angle d'attaque.