Carnet de bord du 9 au 15 septembre 2026
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En rentrant d'une soirée passée dans un café avec son meilleur ami, Thomas se rend compte qu'il n'est pas rentré avec son portable mais avec celui d'un()e inconnu(e). Il cherche donc à retrouver la personne pour refaire l'échange, mais sa quête ne va pas se passer comme prévu. Il va bien récupérer son téléphone, mais Romane Monnier, la femme à qui appartient le portable mystérieux, lui laisse en lui donnant les codes pour y accéder.
Il va essayer d'en savoir plus sur elle en entrant dans son portable, en fouillant, et ça va bientôt devenir une obsession. Est-elle vivante ? Pourquoi a-t-elle voulu disparaître ? Qui est-elle vraiment ?
Cela va aussi le ramener à la disparition de la femme qu'il a aimé et avec qui il a eu une fille.
Une sorte de jeu de piste avec pour toile de fond les disparitions volontaires,l'importance grandissante de nos smartphones et toutes les traces que nous laissons.
C'est agréable à lire, c'est prenant, mais je ne le garderai pas longtemps en mémoire.
Extrait : “Il songe un instant à cette aliénation insensée qui s'est insinuée dans sa vie comme dans celle de la plupart des gens qu'il connaît, il suffit de regarder autour de soi : ces dizaines de visages penchés sur leurs écrans, dans le métro, dans la rue, qui ne se regardent plus, ne regardent plus le ciel, ne regardent plus leurs enfants, mais continuent d'avancer ainsi, tête baissée, aveugles au monde auquel ils se croient reliés.”
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Ayant beaucoup aimé la lecture de Jane Eyre il y a fort longtemps, j’avais hâte de lire ce roman de la rentrée qui reprend l’histoire de la première femme de Rochester.
Avant de le commencer, je me suis replongée avec délectation dans la lecture du roman de Charlotte Brontë. Je l’avais donc bien en tête avant de lire cette autre vision de l’intrigue (mais nul besoin de le faire, c’était juste une envie personnelle).
C’est Antoinette Cosway rebaptisée Bertha par son mari qui nous livre son récit. Son enfance sur l’île de la Jamaïque dans le début du XIXe siècle, sa rencontre avec Rochester, leur amour naissant qui se finalise par un mariage et son départ pour l’Angleterre.
Petit à petit, l’emprise de son mari se fait sentir, d’autant plus facilement qu’elle est jeune et loin des siens. Des remarques, des silences, des violentes étreintes … la domination prend place de manière inexorable.
La tension monte tout au long de la lecture, d’autant que l’on connaît la fin (pour ceux qui ont lu Jane Eyre).
J’ai beaucoup aimé suivre cette version de Rochester, et j’ai surtout apprécié que l’autrice rebondisse sur des faits qui se sont passés dans le roman de Charlotte Brontë.
C’est bien écrit et diaboliquement efficace.
Extrait : “[...] je cherche à retracer la route qui m’a menée jusqu’ici. J’y consacre une bonne partie de mes nuits, fouillant dans ma mémoire pour arpenter, un à un, les sentiers par lesquels je me suis perdue. Je retourne sur mes pas, je reconnais les bifurcations, les impasses, et me demande encore s’il existait un autre chemin.”
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Le 12 septembre 2006, un peu sur un coup de tête, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure du blog. Un titre, un pseudo... et tout a débuté.
En vingt ans, il y en a eu des changements !
- Dans la blogosphère grâce à laquelle j'ai fait de belles rencontres. Même si elle est moins en vogue aujourd'hui, j'y reste attachée.
- Dans ma vie privée qui a pris un nouveau chemin.
- Dans ma vie professionnelle avec une reconversion réussie.
Une chose est cependant restée immuable : mon plaisir à lire, découvrir et partager des livres.
Par contre, la lassitude des écrans, des contraintes, des réseaux... se fait de plus en plus sentir. Début septembre je me suis dit que cet anniversaire était un bon moment pour arrêter le blog, une semaine après j'avais envie de continuer, et là ... je ne sais plus !
J'ai déjà baissé le nombre de mes articles, ne postant plus qu'une fois par semaine. Je vais essayer de continuer, mais peut-être à un rythme plus aléatoire.
Alors je ne vais pas vous dire que je repars pour une période vicennale, mais au moins pour encore quelques temps.
En tout cas un grand MERCI pour votre présence et vos commentaires.
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Cyrus Farzadi est un jeune iranien qui va devenir chauffeur-livreur pour le musée contemporain voulu par la femme du shah. L’impératrice veut en effet démontrer que l'Iran est une grande nation moderne, et va faire acheter de nombreux tableaux Picasso, Warhol, Gauguin… pour ouvrir un fabuleux musée. Nous sommes en 1977, et la crise pétrolière a fait de l'Iran un pays riche. Elle dépense donc sans compter, alors que son peuple meurt de faim.
L'arrivée des talibans au pouvoir et la chute du shah en 1979 marque la fermeture du musée. Cyrus, qui a juste 25 ans, se retrouve le seul gardien de ce trésor inestimable jugé décadent par les talibans. Il va tout faire pour le protéger et petit à petit s’ouvrir à la beauté et la magie de ces œuvres d’art.
On reconnaît l'écriture de reporter de l'autrice qui a rencontré ce gardien. Cela peut être un frein. Mais le côté historique est passionnant.
Extrait : “Et lui, dans cette pièce habitée de spectres colorés, prend conscience qu’il ne sait rien, ou presque, de cette assemblée muette, alors que les tableaux sont en train de prendre une place primordiale dans son existence bouleversée. Il se sent investi d’une responsabilité. Tout le monde les a abandonnés, sauf lui. Le puissant Empire perse les destinait à des jours de gloire et de lumière, les voici condamnés à l’anonymat et à l’outre-monde d’une chambre forte dont lui seul possède les clés. Tout un pan de l’art occidental englouti. Ingratitude de l’histoire. En ces jours où l’Iran se recouvre de noir, ils ont pourtant toutes leurs couleurs éclatantes à opposer.”
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Dans un monde post apocalyptique où l’air et la terre sont viciés, vivent plusieurs groupes humains : Ceux qui gouvernent vivent dans des villes gérées par une administration caricaturale, ceux qui veulent être libres se déplacent dans des “monades” sorte de paquebot roulant sur la terre. Il y a aussi les mange-cailloux qui sont des parias, les pénitents et les microïdes, comme Jenny, qui ont pour mission d’aller chercher dans les sous-sols de la terre un spécimen d’abeille dans l’espoir de relancer la pollinisation.
Persuadée que cette solution miracle pourra sauver la terre, Jenny se renferme sur elle-même et reste de plus en plus longtemps sous terre, au risque de ne plus pouvoir remonter.
J’ai aimé le côté déjanté/onirique de ces populations, l’entraide dans le monade, les relations qui se tissent et la liberté laissée à chacun de choisir sa voie.
J’ai aimé les dessins des paysages et des véhicules, foisonnants de détails. Les dessins sont sombres et il faut un petit moment pour s’adapter à cet univers, mais qu'est ce que c'est beau !
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J’ai eu plus de mal avec le scénario. Il m’a fallu une centaine de pages pour à peu près appréhender l’histoire, et j’avoue ne pas avoir compris la fin qui a l’air assez ouverte.
ça me laisse assez perplexe. Je pense qu’il faut se laisser porter et adhérer au fait de ne pas tout comprendre, si ce n’est qu’il faut accepter de vivre autrement plutôt que de revenir en arrière.
A vous de vous faire une idée, en tout cas, ça sort de l'ordinaire.
Retrouvez toutes les BD de la semaine chez Fanny.
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Un roman historique qui nous amène en Angleterre à la fin du 18e siècle dans la petite ville de de Kingsbridge et plus particulièrement dans l'univers des tisserands.
L'épopée a lieu de 1792 à 1815. Pendant cette période, de nombreux changements vont avoir lieu sur fond de guerre avec la France, d'industrialisation des métiers à tisser et du filage, de révolution française et de naissance des syndicats.
Cela donne des idées de liberté aux ouvrier(e)s qui n'ont aucun droit devant une justice arbitraire détenue par les nantis.
Amour, jalousie, violence, pauvreté, orgueil, entraide sont très bien décrits par un auteur qui connaît bien son sujet. On s'attache aux personnages, aux familles et on tremble, doute et espère avec eux.
Ce volume est le 5e et dernier tome de la « saga Kingsbridge » entamée par l'écrivain en 1989 avec « Les Piliers de la terre », mais peut se lire indépendamment.
Un bon moyen d'en connaître plus sur cette période historique. Un pavé très agréable à lire.
Extrait : “- Vois-tu, mon enfant, il n’est pas bon que les classes laborieuses apprennent à lire et à écrire, dit-il sur le mode paternel du vieillard prodiguant sa sagesse à la jeunesse utopiste. Les livres et les journaux leur farcissent la tête d’idées qu’ils ne comprennent qu’à demi, ce qui les incite à ne plus se satisfaire du rôle que Dieu leur a assigné dans l’existence. Ces gens-là se mettent à cultiver d’absurdes idées d’égalité et de démocratie.
-Ils devraient tout de même pouvoir lire la Bible.
- Tu n’y penses pas ! Ils se méprennent alors sur le sens des Écritures et accusent l’Église établie de répandre une fausse doctrine. Ils se transforment en dissidents et en non-conformistes, avant de prétendre créer leurs propres Églises, à l’image des presbytériens et des congrégationalistes. Et des méthodistes.”
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L'autrice met en images un récit de Davide Coltri qui avait recueilli des témoignages de migrants.
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Là, il s'agit de celui de Khalat, une jeune femme kurde syrienne qui faisait ses études à Damas et qui s’est retrouvée plongée en 2011 dans le printemps arabe, la violente réaction du régime de Bachar el-Assad, la guerre civile, la fuite avec ses parents et son neveu comme dernier recours et le long trajet jusqu'à l'Europe.
Le contexte historique nous est rappelé dans les premières pages.
Les dessins sont sobres avec des lignes au crayon rehaussées d'un peu d'aquarelle. Il en est de même pour les dialogues ou situations qui sont très succincts. Cela donne une pureté au récit, un calme même si l'histoire est violente. Tout est dans le ressenti.
C'est un roman graphique / album sous forme de témoignage très beau et très fluide. Sorti en janvier 2020, il est malheureusement toujours d'actualité.
Retrouvez toutes les BD de la semaine chez Blandine
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