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le blog des fanas de livres

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  • Je lis pour m'évader, avancer, ressentir des émotions et des sensations, rire, vibrer, pleurer, comprendre, m'ouvrir à de nouvelles cultures, rêver, trembler... et j'ai bien envie de le partager avec vous.
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8 avril 2026

Carnet de bord du 01 au 07 avril 2026

 

1 avril 2026

Carnet de bord du 25 au 31 mars 2026

 

1 avril 2026

Le sang des innocents de S.A Cosby 

Titus Crown, shérif noir d'une ville du sud des États-Unis, est appelé un matin pour une tuerie qui a lieu dans le lycée. Un jeune homme noir a tiré sur un professeur très apprécié. En sortant avec son arme, il est abattu par les policiers. 

Titus va chercher à comprendre pourquoi cet élève a tué ce professeur. Il va vite découvrir dans le portable de l'enseignant des photos choquantes qui vont complètement bousculer l'enquête.

Une histoire assez sombre, un thriller à la poursuite d’un tueur en série sur fond de violence raciale, un shérif noir - ancien du FBI - attachant, une tension qui monte, C’est bien ficelé mais rien d’exceptionnel (bon, je ne suis pas très thriller).

Bref, un roman agréable à lire pour ses descriptions sociales et les personnages principaux, mais une enquête assez classique.

Extrait : “La facilité avec laquelle il s'acquittait de ces tâches administratives alors qu'il venait de remonter de l'abysse immonde qui constituait l'âme de ces trois sociopathes le mettait mal à l'aise. Il savait pourtant que la roue de la vie ne s'arrêterait pas de tourner sous prétexte que des familles avaient perdu leur enfant ou que des enfants avaient perdu la vie. Attendre que le monde s'émeuve revenait à attendre qu'une statue se mette à parler. Alors on triait des dossiers, on répondait à des e-mails. Bref, on essayait de reprendre sa routine. Et, quand on était Titus et qu'on portait une étoile de shérif à la chemise, on se promettait de tout faire pour retrouver le Dernier Loup et lui arracher son masque, afin de montrer à la Terre entière le vrai visage du monstre.”

 

1 avril 2026

La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez

Marguerite a 27 ans, un travail, un petit ami avec lequel elle vit, un chien et deux chats. Une vie en apparence tout à fait “normale”.

Mais Marguerite arrive au travail une heure avant tout le monde car le bruit dans son open space la rend anxieuse. De même que déjeuner avec ses collègues, parler à son patron, aller en soirée. Elle ne sait pas comment interagir et ça lui demande beaucoup d’énergie.

Son mal-être n’a jamais été vraiment diagnostiqué, et c’est en faisant des recherches sur internet qu’elle va découvrir le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme qui correspond à ses symptômes

Il lui faudra encore des longs mois d’errance médicale et d’incompréhension de ses proches avant d’être officiellement reconnue comme neuroatypique.

Afin de mieux faire comprendre ce handicap, elle va décider de créer un blog et une chaîne youtube, et enfin cette bande dessinée qui revient sur son parcours.

Les dessins de la première partie, quand elle est incomprise et qu’on considère qu’elle ne fait pas d’effort, que c’est une “no life” ennuyeuse, sont dans les tons gris, avec les bruits et les paroles en rouge. Quand enfin son handicap est reconnu (mais pas accepté par tous), la couleur s’invite dans les pages.

Un album plein de sensibilité, un beau témoignage enrichissant.

Vous pouvez retrouver toutes les BD de la semaine chez Fanny.

 

25 mars 2026

Carnet de bord du 18 au 24 mars 2026

 

25 mars 2026

Débâcle de Ian Manook

 

En 1991, Boris Eltsine dissout l'Union Soviétique et le parti communiste. S'ensuit une période de confusion où les fonctionnaires ne sont pas payés, ou le rouble ne vaut plus rien et où des dirigeants vont tout faire pour effacer des moments peu glorieux de leur vie en tuant des dissidents qui pourraient parler.

C'est pour cela que Piotr, ancien membre du KGB, est envoyé en Sibérie. Pour aller tuer un homme  qui, à la suite d'une fausse dénonciation, a passé des années dans un camp en Sibérie, et a décidé, à sa sortie, de vivre en ermite dans la taïga avec sa femme et sa fille. 

Piotr n'est pas seul dans sa quête puisqu'il va être accompagné de Liouba, jeune fille de 15 ans qui connaît la taïga comme sa poche, d'une autre jeune fille accompagnée d'un enfant, qui se cherche une vie loin des hommes et de Vassili, conducteur de l'hélicoptère qui l’a amené jusqu'en Sibérie. 

 Ils vont apprendre à vivre dans cette nature hostile et pourtant très belle, vont faire des rencontres, déjouer les incendies, les plantes vénéneuses, le froid, comprendre l’ importance de l’entraide, de la fraternité et découvrir le pouvoir de faire ses propres choix. 

Un roman d'aventure assez haletant entre la débâcle du printemps avec la glace qui craque et la débâcle de l'Union Soviétique. 

Une épopée sauvage dans un territoire grandiose avec la confrontation de deux mondes opposés :  celui de la vengeance et du communisme face à celui libre de la taïga, le tout enrobé dans une écriture soutenue et pourtant fluide.

Une très belle ode à la nature, mais aussi à l'humain.

Extrait : 

“- On voit bien que ton père et toi ne vivez pas dans le fracas du vrai monde.

 - Nous vivons dans le monde que nous nous sommes choisis, précisément pour la liberté qu'il nous offre. Tu as choisi ton monde, toi ? Tu es maître de ton destin ? Tu es venu ici pour exécuter quelqu'un que tu ne connais même pas, sur les ordres de quelqu'un que tu ne connais pas non plus. 

Piotr cherche une réponse qui ne vient pas. Croire en l'homme, telle était la doctrine du parti avant que le communisme devienne une religion. C'est comme cette histoire du monde inexpliqué et de dieu inexplicable. Le communisme est devenu la vodka du peuple, au même titre que la religion en était l’opium. Rouge bonnet, bonnet rouge. Du pareil au même. Mais il refuse de l'admettre devant Liouba et, surtout, de manière inattendue, il rechigne à se fâcher contre elle.”

 

25 mars 2026

Chats sur ordonnance, de Syou Ishida

 

A Kyôto, dans une clinique psychiatrique assez particulière, qui n'apparaît qu’à ceux qui la cherchent, un médecin propose aux patients qu’il reçoit un traitement de choc : un chat à garder quelque temps.

 

S’occuper de quelqu’un d’autre que soi, oublier son stress sous les ronronnements d’un matou, avoir un animal qui vous attend le soir…

Plusieurs nouvelles ou chaque personnage se voit confier un chat différent correspondant à son mal-être.

J’ai aimé la première histoire, la façon dont l’autrice écrit sur les petits bruits des chats, la douceur de leur pelage, leur confiance.

Et puis ensuite, les nouvelles s'enchaînent avec des personnages que l’on ne retient pas et des guérisons express.

J'ai quand même été émue par la dernière histoire qui parle de la disparition d'un chat dans la nature, de l'attente, des affiches posées, de l'espoir... choses que j'ai vécue et qui sont très bien décrites.

Une lecture facile à lire, agréable et douce, mais qui ne me laissera pas beaucoup de souvenirs. Mais ça fait du bien cette petite parenthèse de chats au milieu des informations négatives qui nous entourent.

 

Extrait : “Depuis fort longtemps on considère les chats comme la meilleure des médecines. La panacée. En d'autres termes, ils sont plus efficaces que bien des médicaments que l'on prescrit.” 

18 mars 2026

Carnet de bord du 11 au 17 mars 2026

 

18 mars 2026

Enfin seule de Lauren Bastide

Un essai dont j’avais entendu parler lors d’un échange avec des lectrices et que ma fille Eponine, qui a écouté tous les podcasts de cette autrice féministe, m’a offert à Noël.

 

Dans ce livre, Lauren Bastide revient tout d’abord sur l'Histoire de la condition des femmes en partant de la non-place qu’elles avaient, mis à part pour servir mari et enfants.

 

Elle met aussi le doigt sur notre conditionnement, car même si la place des femmes s’améliore, il n’en reste pas moins qu’il y a toujours moins de filles dans les parcours scientifiques, qu’il existe une peur de voyager seule et que les femmes restent le sexe faible qui doit être protégé.

 

J’ai donc apprécié cette partie historique et sociologique de cette société patriarcale qui voit les femmes seules (célibataire, veuve, divorcée)  comme étant dysfonctionnelles, réduites au manque.

 

Dans la deuxième partie, Lauren Bastide donne des conseils pour apprécier sa solitude, elle qui a ses enfants en garde partagée une semaine sur deux. J’ai moins accroché à cette partie, ayant toujours aimé la solitude, sans avoir besoin que l’on m’explique en quoi elle était importante et comment la vivre sereinement. 

 

D’autre part j’ai été gênée qu’elle oppose quasi systématiquement les genres en ayant un avis toujours alarmiste sur les hommes.

 

En résumé, c’est un livre pertinent concernant l’Histoire des femmes et le regard négatif qui est encore porté sur les femmes seules. Par contre la mise en scène de sa propre vie et le côté “manuel de développement personnel” en 8 chapitres ne m’a pas enthousiasmé.

 

Extraits : “" Seule" pour une femme, ça veut dire sans mari et sans enfant. " Seul" pour un homme, ça veut dire sans charge et sans distraction.”

 

“Les femmes seules d’aujourd’hui sont des pionnières, elles sont en train d’inventer de toutes pièces un mode de vie et une identité. Le droit à être seule, chez soi et dans le monde, est un privilège historique.”

 

“Quand Emmanuel Macron, en janvier 2024, prononce une conférence de presse appelant au « réarmement démographique » de la France pour lutter contre « le fléau de l'infertilité », c'est le même bâton qui frappe. Si vous êtes seule, sans mari, sans descendance, vous n'êtes rien de moins que la honte de la France.”

18 mars 2026

Seton, le naturaliste qui voyage - 1 - Lobo-le roi des loups de Jirô Taniguchi

Je n'ai pas vraiment l'habitude de lire des mangas, mais Eusèbe en est friand et m'a offert celui-ci à Noël en me disant qu'il devrait me plaire. Et il a eu bien raison.

Un manga sur la nature, les animaux et les grands espaces du Nouveau-Mexique. 

A la fin du 19e siècle, sur ces vastes plaines, se sont installés bon nombre de ranchs. Des troupeaux de vaches et de moutons y paissent, mais chaque nuit, la meute d’un loup quasi mythique, Lobo, tue plusieurs animaux. Traqué, il a déjoué tous les pièges tendus par l’humain. 

Le naturaliste Ernest-Thompson Seton est appelé pour essayer de tuer ce loup que certains pensent surnaturel. Il va l’étudier, le traquer, analyser sa façon de faire, son intelligence et trouver son point faible afin de l’attraper.

Moi qui ne suis donc pas très manga, j’ai été happée par cette histoire et par le lien qui va se nouer entre Lobo et Seton. Plus qu'une histoire de chasse, c'est ce le respect entre le chasseur et l'animal qui prévaut.

Seton a vraiment existé et c'est cette rencontre avec Lobo qui va lui permettre d'exprimer pleinement son amour pour la nature et les animaux. Il va prendre conscience de la transformation de la nature dûe à l’expansion des troupeaux d’élevage et de la beauté et la puissance de ce loup.

Les illustrations sont très belles, avec beaucoup de détails. On sent tout le respect pour ce loup dans les traits du dessinateur.

Un duel haletant dans des paysages grandioses. Une traque lente qui permet de laisser monter les émotions. Un questionnement sur le lien entre l’humain et la nature. 

Si vous n'avez pas l'habitude de lire des mangas, essayez celui-là.

Et retrouvez toutes les BD de la semaine chez Moka.

 

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