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le blog des fanas de livres

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  • Je lis pour m'évader, avancer, ressentir des émotions et des sensations, rire, vibrer, pleurer, comprendre, m'ouvrir à de nouvelles cultures, rêver, trembler... et j'ai bien envie de le partager avec vous.
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30 septembre 2026

Carnet de bord du 23 au 28 septembre 2026

 

30 septembre 2026

Des idées d’incendie d’Angélique Villeneuve

Coup de cœur pour ce nouveau roman d’Angélique Villeneuve. 

 

Nous allons suivre Paulie sur une cinquantaine d'années, cette jeune fille issue d’un milieu pauvre et rural de la fin du XIXè siècle qui finit (et le roman commence par ce chapitre) enfermée dans un asile d'aliénées.

 

Paulie est une taiseuse, travailleuse, qui va rapidement se retrouver en charge de sa famille. Ses combats, ses errances, ce qu’elle arrive à construire malgré l’adversité, elle nous en parle avec un langage âpre et brillant. Car si elle a peu de connaissances, elle  sait voir toute la beauté de la nature. 

 

J’ai adoré l’écriture de ce roman. 

La rusticité des paroles de Paulie est entrecoupée par des passages en vers libres qui nous mène vers un monde de perception et d’instinct. Un monde de lumière où, à travers les silences , on comprend les turbulences de la vie. Silence de Paulie, mais aussi silence de la famille et de toute une communauté.

La voix de Georges, le fils aîné, qui apparaît parfois en off, finalise l'histoire et le ressenti de cette famille.

La vie de Louise, la petite fille, différente et attachante, rajoute de la délicatesse et de l’humanité dans ce monde âpre.

 

Si l’histoire peut paraître sombre, elle est pourtant emplie de beauté et de lumière. 

 

J’ai mis du temps à lire ce livre car j’ai ralenti ma lecture, n’ayant pas envie de le terminer. 

 

Un roman sensible et puissant que je vous encourage à découvrir.

 

Extraits :

" Les dimanches, autrefois, son père s'y regardait. Elle s'en souvenait. De loin elle guettait l'apparition des portions de peau nette sur les joues  tandis qu'il se rasait. Une autre figure cachée sous la barbe et sous le savons allait lui âtre révélée, invariablement bleue mais différente chaque semaine. Ella aurait voulu toucher cette joue et pourtant se tenait tranquille, respirant l'odeur du savon qui devenait celle de son père. Il demeurait peut-etre, derriière les pointillés du miroir, une ombre de lui."

 

"[...] les joues froides entre les deux mains

les cheveux battant les paupières

la jupe alourdie

le bruit des sabots

plongeant et cognant

la peur

le cœur débordé de fouillis

elle appelle

regarde

elle court et s'arrête

ralentit

elle appelle

et rien.

Rien."

 

30 septembre 2026

Le murmure de la mer, d’Hippolyte

Hippolyte est un photographe - illustrateur qui va participer à des missions de sauvetages des migrants auprès des membres de SOS Méditerranée.

Sa première action a lieu pendant la pandémie de Covid. Avant l’embarquement, il y a déjà les innombrables difficultés de l’équipage freiné par toutes les directives administratives.

Puis, à bord de L'Océan Viking, enfin l’action. Hippolyte ne va pas seulement dessiner ou photographier l’équipe mais aussi les aider dans plusieurs sauvetages. Un bébé tenu dans ses bras va particulièrement l’émouvoir, lui qui a laissé son fils de 11 ans à l’autre bout du monde pour effectuer cette mission.

Ce roman graphique est profondément humain.

  • L’humanité de l’équipe, les raisons de leurs investissements, leurs failles et espoirs,
  • mais aussi l’humanité des migrants si dignes dans leurs souffrances.

Les photos et les illustrations alternent au fil des pages et donnent une réalité au récit, toujours avec pudeur.

Un très bel objet, un magnifique témoignage de courage et d’abnégation.

Retrouvez toutes les BD de la semaine chez Blandine.
 

23 septembre 2026

Carnet de bord du 16 au 22 septembre 2026

 

23 septembre 2026

Le chemin des estives, de Charles Wright

Récit d’une aventure particulière : la traversée du Massif central sans un sous en poche  et sans outil de communication par deux jésuites novices. C’est ce qui est appelé “le mois mendiant”. Un mélange de pauvreté et de débrouillardise qui a été réalisé en juillet 2020 par l’auteur et un compagnon de route. 

Ces deux novices, proches de la quarantaine, vont donc apprendre à se connaître et à quémander nourriture et logis. Leur périple est une sorte de passage initiatique qui doit aussi servir à valider, ou pas, leur noviciat.

L’auteur nous livre ses pensées au fil de sa marche. L’écriture est assez poétique. On passe des descriptions de la nature à des notions plus profondes puis à des considérations plus terre à terre quand il s’agit de manger ou dormir. Ils vont faire des belles rencontres, souvent chez des personnes éloignées de la religion (j'ai été étonnée par le nombre de personnes qui les reçoivent qui sont en arrêt maladie à cause d'un burn-out, que ce soit une institutrice, une infirmière, un commercial…) et vivre des moments plus difficiles.

Un parallèle se fait entre la beauté de ces terres dépouillées et leurs cheminements.

Je me suis laissé prendre par ce pèlerinage qui donne envie de découvrir cette nature et ces chemins peu touristiques. Nul besoin d’être croyant pour lire ce récit. Les réflexions de l’auteur portent sur son devenir mais sont peu souvent empreintes de spiritualité.

Un récit qui permet de voyager avec une belle écriture.

Extrait : “De fait, la traversée de ces nudités convoque le désert de ma propre existence. A la différence de Parsac, bien assuré dans sa vocation, la mienne vacille chaque jour davantage. L’ivresse de la liberté, à laquelle je goûte depuis un mois, l’aptitude à débusquer le sacré ailleurs que dans l’orbite religieuse - notamment dans le silence, la nature, la lumière, le vent, au milieu des bêtes et auprès de nos hôtes, surtout ceux qui sont loin de l'Église-, l’attirance pour les marges solitaires, le goût de la fugue, la hantise de devenir le délégué d’un message dont l’évidence s’est voilée, la peur d’être enfermé dans un carcan qui étouffe l’esprit de liberté, tout cela milite de plus en plus en faveur d’un départ du noviciat et d’un adieu à la vie religieuse. J’espère que les derniers jours du voyage accoucheront d’une réponse définitive.”

 

16 septembre 2026

Carnet de bord du 9 au 15 septembre 2026

 

16 septembre 2026

Je suis Romane Monnier de Delphine de Vigan 

En rentrant d'une soirée passée dans un café avec son meilleur ami, Thomas se rend compte qu'il n'est pas rentré avec son portable mais avec celui d'un()e inconnu(e). Il cherche donc à retrouver la personne pour refaire l'échange, mais sa quête ne va pas se passer comme prévu. Il va bien récupérer son téléphone, mais Romane Monnier, la femme à qui appartient le portable mystérieux,  lui laisse en lui donnant les codes pour y accéder.

Il va essayer d'en savoir plus sur elle en entrant dans son portable, en fouillant, et ça va bientôt devenir une obsession. Est-elle vivante ? Pourquoi a-t-elle voulu disparaître ? Qui est-elle vraiment ? 

Cela va aussi le ramener à la disparition de la femme qu'il a aimé et avec qui il a eu une fille. 

Une sorte de jeu de piste avec pour toile de fond les disparitions volontaires,l'importance grandissante de nos smartphones et toutes les traces que nous laissons.

C'est agréable à lire, c'est prenant, mais je ne le garderai pas longtemps en mémoire.

Extrait : “Il songe un instant à cette aliénation insensée qui s'est insinuée dans sa vie comme dans celle de la plupart des gens qu'il connaît, il suffit de regarder autour de soi : ces dizaines de visages penchés sur leurs écrans, dans le métro, dans la rue, qui ne se regardent plus, ne regardent plus le ciel, ne regardent plus leurs enfants, mais continuent d'avancer ainsi, tête baissée, aveugles au monde auquel ils se croient reliés.”

 

16 septembre 2026

JE  de Lilia Hassaine

Ayant beaucoup aimé la lecture de Jane Eyre il y a fort longtemps, j’avais hâte de lire ce roman de la rentrée qui reprend l’histoire de la première femme de Rochester.

Avant de le commencer, je me suis replongée avec délectation dans la lecture du roman de Charlotte Brontë. Je l’avais donc bien en tête avant de lire cette autre vision de l’intrigue (mais nul besoin de le faire, c’était juste une envie personnelle).

C’est Antoinette Cosway rebaptisée Bertha par son mari qui nous livre son récit. Son enfance sur l’île de la Jamaïque dans le début du XIXe siècle, sa rencontre avec Rochester, leur amour naissant qui se finalise par un mariage et son départ pour l’Angleterre. 

Petit à petit, l’emprise de son mari se fait sentir, d’autant plus facilement qu’elle est jeune et loin des siens. Des remarques, des silences, des violentes étreintes … la domination prend place de manière inexorable.

La tension monte tout au long de la lecture, d’autant que l’on connaît la fin (pour ceux qui ont lu Jane Eyre). 

J’ai beaucoup aimé suivre cette version de Rochester, et j’ai surtout apprécié que l’autrice rebondisse sur des faits qui se sont passés dans le roman de Charlotte Brontë. 

C’est bien écrit et diaboliquement efficace.

Extrait : “[...] je cherche à retracer la route qui m’a menée jusqu’ici. J’y consacre une bonne partie de mes nuits, fouillant dans ma mémoire pour arpenter, un à un, les sentiers par lesquels je me suis perdue. Je retourne sur mes pas, je reconnais les bifurcations, les impasses, et me demande encore s’il existait un autre chemin.”

12 septembre 2026

20 ans de blog

Le 12 septembre 2006, un peu sur un coup de tête, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure du blog. Un titre, un pseudo... et tout a débuté.

 

En vingt ans, il y en a eu des changements ! 

 

- Dans la blogosphère grâce à laquelle j'ai fait de belles rencontres. Même si elle est moins en vogue aujourd'hui, j'y reste attachée.

 

- Dans ma vie privée qui a pris un nouveau chemin.

 

- Dans ma vie professionnelle avec une reconversion réussie.

 

 

 

Une chose est cependant restée immuable : mon plaisir à lire, découvrir et partager des livres.

 

Par contre, la lassitude des écrans, des contraintes, des réseaux... se fait de plus en plus sentir. Début septembre je me suis dit que cet anniversaire était un bon moment pour arrêter le blog, une semaine après j'avais envie de continuer, et là ... je ne sais plus !

 

J'ai déjà baissé le nombre de mes articles, ne postant plus qu'une fois par semaine. Je vais essayer de continuer, mais peut-être à un rythme plus aléatoire.

 

Alors je ne vais pas vous dire que je repars pour une période vicennale, mais au moins pour encore quelques temps.

 

En tout cas un grand MERCI pour votre présence et vos commentaires.

 

 

9 septembre 2026

Carnet de bord du 01 au 08 septembre 2026

 

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